USER
3. Les flux
30 états contrôlent 90 % des IDE dans le monde
Les régions d’accueil des IDE
Les capitaux circulent essentiellement entre pays riches : les investisseurs évitent les zones pauvres, peu développées, mal équipées mais aussi les zones instables et à risque élevé.
Moins d’un quart des IDE part à destination des pays du Sud et 70 % d’entre eux se répartissent sur une dizaine de pays seulement (dont 25 % pour la seule Chine)
c) Les flux financiers parallèles et illicites
Le crime organisé s’est lui aussi mondialisé, utilisant lui aussi les technologies modernes, et des filières complexes et nombreuses
1. Des activités diversifiées
Des investissements à la recherche de facilités diversifiées
Capitaux qui cherchent à échapper à l’impôt pour se réfugier dans les paradis fiscaux
Capitaux résultant des trafics mafieux en tous genres :
Trafic des produits de contrefaçon et de contrebande,
Trafic de drogue
Trafic d’armes
Trafic de voitures volées
Trafic de main-d’œuvre avec des passeurs peu scrupuleux
Flux financiers issus de la corruption, des pots de vin. 080517
2. Des bases nationales clairement identifiées
Les acteurs : CosaNostra sicilienne, Camorra napolitaine, mafias tchétchène, albanaise, russe, japonaise, triades chinoises, cartels colombiens de la drogue…
Des régions qui vivent au grand jour de cette économie illégale : cocaïne des Andes, cannabis du Rif marocain, culture du pavot en Afghanistan
De véritables plaques tournantes : Turquie, Albanie aussi pour les destinations européennes des trafics
Un poids économique difficile à évaluer par définition, mais énorme … les estimations varient entre 500 et 1000 milliards de $ ! (3 fois la valeur de la production mondiale de pétrole)
2°) Les flux d’information
a) Une importance capitale
1. L’information, une activité stratégique.
Un outil de travail essentiel, aussi important que la main d’œuvre ou les capitaux,
Caractère stratégique de la maîtrise de l’information au plan géopolitique, géoéconomique et culturel
Un impact majeur sur les sociétés et l’opinion.
Une véritable révolution en cours
Accélération de la vitesse de propagation de l’information
Réévaluation des notions de proximité et de distance
La filière information-medias intègre :
La production de l’information : collecte, tri, traitement (rôle capital des agences de presse : AssociatedPress, Reuters, France Presse…
La circulation de l’information : stockage, diffusion
La vente de l’information : texte, son, vidéos, données 270423
2. L’information et les nouvelles technologies. .
2.1. La « nouvelle économie » :
Notion développée à la fin des années 90 et en 2000, moins à la mode depuis le krach des valeurs internet en 2001
Organisation autour de technologies de pointe multiples qui concourent à cette explosion : satellites de communications, câbles à très haut débit, chaînes de télévision, téléphonie mobile, Internet, mise en réseau des banques de données,
2.2. La « Net économie » :
à plus proprement parler liée à Internet
Alliance informatique et télécommunications
Disponibilité instantanée de l’information internautes dans le monde en %.jpg
Extension rapide du réseau : 25 millions d’internautes en 1990 et 450 millions en 2003 Nbre internautes en milliards.jpg
2.3. L’économie toute entière est affectée par les nouvelles technologies
Gains de productivité
Sous-traitance de certaines activités
Gestion des stocks en flux tendus
b) Une avance très nette des pays du Nord
Une circulation planétaire mais un contrôle étroit par un oligopole de quelques grandes entreprises de la Triade : Microsoft, AOL-Time Warner, Sony, Philips, Murdoch…)
Les EUA ont une capacité impressionnante à produire des informations pour le reste du monde et disposent d’une avance incomparable
La fracture numérique
Une fracture spatiale : Nord largement privilégié et Sud largement exclu surtout en Asie centrale et en Afrique
Une fracture sociale : pauvres exclus
II. LES ACTEURS DE LA MONDIALISATION
A. LES FIRMES TRANSNATIONALES .
1°) Un rôle fondamental et une influence croissante
a) Quelques définitions :
Firmes nationales : le marché de l’entreprise reste dans le cadre national grandes entreprises par pays.jpg
Firmes internationales : une entreprise implantée uniquement dans un pays réalise un pourcentage important de son chiffre d’affaires à l’exportation Diffusion espace production.jpg
Firmes multinationales : une grande société réalise une partie de sa production et de son chiffre d’affaires dans des implantations à l’étranger. firmes multinatinales.jpg
Firmes transnationales : la grande société réalise la majeure partie de sa production et de son chiffre d’affaires dans des implantations à l’étranger mais conserve le centre de décision et la recherche-développement dans le pays d’origine
b) Le poids des transnationales 200424
1. Leur importance économique :080517
Un nombre croissant :
nombre de sociétés mères x 10
nombre de filiales x 30 entre 1970 et 2002
63000 FTN contrôlent 82000 filiales à l’étranger et 75 millions de salariés dans le monde
Ventes, chiffres d’affaires et profits en augmentation importante : le chiffre d’affaires de bien des FTN est supérieur au PIB de nombreux états !!!
Elles contribuent aux 2/3 du commerce international
2. Elles sont à l’origine d’une nouvelle division internationale du travail
Recherche les meilleures conditions de conception et d’élaboration des produits
Mise en concurrence des états et des régions du monde
3. Les 100 premières détiennent:
20 % du PIB mondial
1/3 production mondiale
1/3 des IDE
6 millions d’emplois
Elles sont : 57 américaines, 28 européennes, 7 japonaises, 8 autres
2°) L’origine des FTN :
La triade pour l’essentiel
Un ancrage national fort
Les 100 premières : 51 % de leurs ventes à l’étranger, mais 60 % des effectifs dans le pays d’origine
Centres décisionnels, Recherche-développement, productions à haute technologie et haute valeur ajoutée restent dans le pays d’origine
3°) L’impact des FTN dans les pays d’accueil
1. Avantages
Augmentation de l’emploi
Transferts de technologie
Augmentation des exportations du pays
2. Inconvénients
Pollution éventuellement : les pays riches exportent volontiers leurs industries polluantes vers les pays pauvres…
Une certaine fragilité du fait de la dépendance de la région ou du pays à l’égard de la stratégie d’une société qui peut du jour au lendemain décider de se délocaliser ailleurs.
B. LES ETATS
1°) La marge d’autonomie des états s’est réduite
La fonction d’encadrement et de régulation s’est largement substituée aux fonctions de décision qui se manifestaient précédemment par le protectionnisme, les nationalisations, la planification, la définition de règles particulières
Intégration croissante dans des associations régionales avec transferts de souveraineté correspondants
2°) Les états restent cependant des acteurs encore importants
Défense des intérêts nationaux autant que faire se peut dans les négociations commerciales ou au sein des organismes internationaux supranationaux (défense des choix du pays dans les négociations commerciales internationales, pas toujours faciles)
Création d’un environnement plus ou moins attractif pour les investissements étrangers et la création d’emplois qui en résulte
Politique sociale et éducative différenciée
Soutien plus ou moins actif aux entreprises (avantages fiscaux et subventions par exemple)
Amélioration des équipements collectifs
Les outils de l’intervention
Politique monétaire (stabilité monétaire, niveau des taux d’intérêt)
Politique budgétaire,
Législation économique et sociale,
Politiques d’aménagement du territoire variables et plus ou moins attractives pour les investissements étrangers
Une influence variable selon les états, fonction de leur puissance : les états puissants sont dominants, les états pauvres et faibles dominés.090517
3°) Les grandes tendances
Développement du libre-échange
Politiques économiques à dominante libérale
Déréglementation
C. INSTITUTIONS ET ORGANISATIONSINTERNATIONALES
Face à des problèmes considérables qui se posent désormais à l’échelle mondiale comme la pauvreté, la faim, les grandes épidémies, l’effet de serre et le réchauffement climatique par exemple, des réponses mondiales sont les seules qui puissent être efficaces.
La coopération et la solidarité internationales apparaissent donc de plus en plus nécessaires dans notre monde : à problèmes internationaux, solutions internationales. Les institutions et organisations internationales sont donc particulièrement nécessaires face aux défis planétaires contemporains, même si l’on peut bien entendu s’interroger sur leur efficacité.
1°) Les institutions internationales dérivées de l’ONU
Objectif commun : permettre une meilleure gouvernance mondiale, jouer un rôle de régulateur de la mondialisation
FMI, GIRD et AID, OMC, mais aussi FAO, UNESCO, OIT, CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), PNUD (Programme des NU pour le Développement)
a) Le FMI, Fonds monétaire international
Fondé officiellement le 27 décembre 1945, à l'issue de la Conférence de BrettonWoods (1-22 juillet 1944).
Siège : Washington
Rôle :
assurer la stabilité du système financier international en maîtrisant les crises aussitôt que possible pour éviter leur propagation
créer les conditions d'une croissance économique durable au bénéfice de l'ensemble de ses membres.
Pouvoirs
Possibilité d’imposer des décisions telles que l’application des règles de la concurrence, le contrôle de l’endettement et de l’inflation, la mise en place de politiques structurelles,
La négociation reste cependant donc un principe fondamental et absolu au FMI, la prise de décision devant se faire à l’unanimité. Le FMI n’impose que ce que les états consentent !
b) La Banque mondiale
L'appellation Banque mondiale désigne l'ensemble BIRD et AID.
1. BIRD : La Banque internationale pour la reconstruction et le développement
Créée en juillet 1944 lors de la conférence monétaire et financière de BrettonWoods.
184 pays membres
Mission initiale : la reconstruction et développement de l’Europe
Mission actuelle : financer des projets de développement dans les PED pour réduire la pauvreté (soit en consentant des prêts soit en fournissant des garanties aux investisseurs privés)
Objectif : réduire le fossé qui existe entre pays riches et pauvres en utilisant les ressources des premiers pour assurer la croissance des seconds.
Moyen : appuyer les efforts déployés par les gouvernements des pays en développement pour construire des écoles et des centres de santé, procurer eau et électricité, combattre les maladies et protéger l’environnement.
Action
L’un des principaux bailleurs d’aide au développement
La BIRD a consenti des prêts d’un montant total de 11,5 milliards de dollars pour appuyer 96 projets dans 40 pays (exercice 2002)
Plus de la moitié de ses prêts réservés aux pays dits émergents, privilégiant l'Asie et l'Amérique latine sur l'Afrique.
2. AID : Association internationale de développement,
Créée en 1960
Rôle :permettre aux pays les plus pauvres, (revenu par habitant inférieur au seuil de 925 dollars/habitant en 1999) qui n'ont accès à aucun marché de capitaux, de bénéficier de financements intéressants sous forme de prêts à taux quasi-nul sur une durée de 35 à 40 ans.
L'Aid a fourni 8,1 milliards de dollars de financement au titre de 133 projets dans 62 pays à faible revenu (exercice 2002)
40% des ressources de l'Aid bénéficient aujourd'hui à l'Afrique subsaharienne.
c) L’OMC, Organisation mondiale du commerce
Création 1995 (succède au GATT)
Siège : Genève
148 états-membres (y compris la Chine, récente adhérente)
Fonctions :
Lutter contre le protectionnisme et favoriser le libre-échange,
Eviter toutes formes de concurrence déloyale entre les Etats ou les Entreprises,
Veiller aux accords passés entre les pays membres
Juger des différents entre états avec sa propre cour de justice
Tous les secteurs sont concernés : agro-alimentaire, industrie, services, culture
Remarques :
La mise en concurrence de pays à niveau de compétitivité très différents peut s’avérer fâcheuse pour les pays les plus faibles et constituer un blocage au développement plus qu’une aide
La mise en concurrence dans certaines activités peut être contestable (transports, culture par exemple)
d) les autres organismes internationaux
1. L’OCDE, Organisation de coopération et de développement économiques
L'OCDE regroupe 30 pays membres, tous attachés à la démocratie et l'économie de marché.
En relation avec plus de 70 autres pays, des ONG et la société civile.
Des publications et des statistiques réputées qui font autorité avec des études qui couvrent tout le champ économique et social
2. Le G8
Conférence au sommet des sept pays les plus riches du monde, avec en outre la Russie
Rôle de concertation et de discussion plus que de décision
3. Des forums de discussion plus ou moins informels :
ex : Le « Forum économique mondial » dit « Forum de Davos ».
Il s’agit d’une réunion informelle de chefs d'entreprises et de décideurs politiques dans un rassemblement qui tient à la fois de la foire commerciale puisqu’on y tisse des liens d’affaires, du séminaire de réflexion et des vacances d'hiver pour managers stressés... Davos est une station de sports d’hivers suisse haut de gamme …)
Un symbole de la globalisation économique et de ses effets pervers donnant lieu à une contestation de plus en plus ouverte.
3. Les flux
30 états contrôlent 90 % des IDE dans le monde
Les régions d’accueil des IDE
Les capitaux circulent essentiellement entre pays riches : les investisseurs évitent les zones pauvres, peu développées, mal équipées mais aussi les zones instables et à risque élevé.
Moins d’un quart des IDE part à destination des pays du Sud et 70 % d’entre eux se répartissent sur une dizaine de pays seulement (dont 25 % pour la seule Chine)
c) Les flux financiers parallèles et illicites
Le crime organisé s’est lui aussi mondialisé, utilisant lui aussi les technologies modernes, et des filières complexes et nombreuses
1. Des activités diversifiées
Des investissements à la recherche de facilités diversifiées
Capitaux qui cherchent à échapper à l’impôt pour se réfugier dans les paradis fiscaux
Capitaux résultant des trafics mafieux en tous genres :
Trafic des produits de contrefaçon et de contrebande,
Trafic de drogue
Trafic d’armes
Trafic de voitures volées
Trafic de main-d’œuvre avec des passeurs peu scrupuleux
Flux financiers issus de la corruption, des pots de vin. 080517
2. Des bases nationales clairement identifiées
Les acteurs : CosaNostra sicilienne, Camorra napolitaine, mafias tchétchène, albanaise, russe, japonaise, triades chinoises, cartels colombiens de la drogue…
Des régions qui vivent au grand jour de cette économie illégale : cocaïne des Andes, cannabis du Rif marocain, culture du pavot en Afghanistan
De véritables plaques tournantes : Turquie, Albanie aussi pour les destinations européennes des trafics
Un poids économique difficile à évaluer par définition, mais énorme … les estimations varient entre 500 et 1000 milliards de $ ! (3 fois la valeur de la production mondiale de pétrole)
2°) Les flux d’information
a) Une importance capitale
1. L’information, une activité stratégique.
Un outil de travail essentiel, aussi important que la main d’œuvre ou les capitaux,
Caractère stratégique de la maîtrise de l’information au plan géopolitique, géoéconomique et culturel
Un impact majeur sur les sociétés et l’opinion.
Une véritable révolution en cours
Accélération de la vitesse de propagation de l’information
Réévaluation des notions de proximité et de distance
La filière information-medias intègre :
La production de l’information : collecte, tri, traitement (rôle capital des agences de presse : AssociatedPress, Reuters, France Presse…
La circulation de l’information : stockage, diffusion
La vente de l’information : texte, son, vidéos, données 270423
2. L’information et les nouvelles technologies. .
2.1. La « nouvelle économie » :
Notion développée à la fin des années 90 et en 2000, moins à la mode depuis le krach des valeurs internet en 2001
Organisation autour de technologies de pointe multiples qui concourent à cette explosion : satellites de communications, câbles à très haut débit, chaînes de télévision, téléphonie mobile, Internet, mise en réseau des banques de données,
2.2. La « Net économie » :
à plus proprement parler liée à Internet
Alliance informatique et télécommunications
Disponibilité instantanée de l’information internautes dans le monde en %.jpg
Extension rapide du réseau : 25 millions d’internautes en 1990 et 450 millions en 2003 Nbre internautes en milliards.jpg
2.3. L’économie toute entière est affectée par les nouvelles technologies
Gains de productivité
Sous-traitance de certaines activités
Gestion des stocks en flux tendus
b) Une avance très nette des pays du Nord
Une circulation planétaire mais un contrôle étroit par un oligopole de quelques grandes entreprises de la Triade : Microsoft, AOL-Time Warner, Sony, Philips, Murdoch…)
Les EUA ont une capacité impressionnante à produire des informations pour le reste du monde et disposent d’une avance incomparable
La fracture numérique
Une fracture spatiale : Nord largement privilégié et Sud largement exclu surtout en Asie centrale et en Afrique
Une fracture sociale : pauvres exclus
II. LES ACTEURS DE LA MONDIALISATION
A. LES FIRMES TRANSNATIONALES .
1°) Un rôle fondamental et une influence croissante
a) Quelques définitions :
Firmes nationales : le marché de l’entreprise reste dans le cadre national grandes entreprises par pays.jpg
Firmes internationales : une entreprise implantée uniquement dans un pays réalise un pourcentage important de son chiffre d’affaires à l’exportation Diffusion espace production.jpg
Firmes multinationales : une grande société réalise une partie de sa production et de son chiffre d’affaires dans des implantations à l’étranger. firmes multinatinales.jpg
Firmes transnationales : la grande société réalise la majeure partie de sa production et de son chiffre d’affaires dans des implantations à l’étranger mais conserve le centre de décision et la recherche-développement dans le pays d’origine
b) Le poids des transnationales 200424
1. Leur importance économique :080517
Un nombre croissant :
nombre de sociétés mères x 10
nombre de filiales x 30 entre 1970 et 2002
63000 FTN contrôlent 82000 filiales à l’étranger et 75 millions de salariés dans le monde
Ventes, chiffres d’affaires et profits en augmentation importante : le chiffre d’affaires de bien des FTN est supérieur au PIB de nombreux états !!!
Elles contribuent aux 2/3 du commerce international
2. Elles sont à l’origine d’une nouvelle division internationale du travail
Recherche les meilleures conditions de conception et d’élaboration des produits
Mise en concurrence des états et des régions du monde
3. Les 100 premières détiennent:
20 % du PIB mondial
1/3 production mondiale
1/3 des IDE
6 millions d’emplois
Elles sont : 57 américaines, 28 européennes, 7 japonaises, 8 autres
2°) L’origine des FTN :
La triade pour l’essentiel
Un ancrage national fort
Les 100 premières : 51 % de leurs ventes à l’étranger, mais 60 % des effectifs dans le pays d’origine
Centres décisionnels, Recherche-développement, productions à haute technologie et haute valeur ajoutée restent dans le pays d’origine
3°) L’impact des FTN dans les pays d’accueil
1. Avantages
Augmentation de l’emploi
Transferts de technologie
Augmentation des exportations du pays
2. Inconvénients
Pollution éventuellement : les pays riches exportent volontiers leurs industries polluantes vers les pays pauvres…
Une certaine fragilité du fait de la dépendance de la région ou du pays à l’égard de la stratégie d’une société qui peut du jour au lendemain décider de se délocaliser ailleurs.
B. LES ETATS
1°) La marge d’autonomie des états s’est réduite
La fonction d’encadrement et de régulation s’est largement substituée aux fonctions de décision qui se manifestaient précédemment par le protectionnisme, les nationalisations, la planification, la définition de règles particulières
Intégration croissante dans des associations régionales avec transferts de souveraineté correspondants
2°) Les états restent cependant des acteurs encore importants
Défense des intérêts nationaux autant que faire se peut dans les négociations commerciales ou au sein des organismes internationaux supranationaux (défense des choix du pays dans les négociations commerciales internationales, pas toujours faciles)
Création d’un environnement plus ou moins attractif pour les investissements étrangers et la création d’emplois qui en résulte
Politique sociale et éducative différenciée
Soutien plus ou moins actif aux entreprises (avantages fiscaux et subventions par exemple)
Amélioration des équipements collectifs
Les outils de l’intervention
Politique monétaire (stabilité monétaire, niveau des taux d’intérêt)
Politique budgétaire,
Législation économique et sociale,
Politiques d’aménagement du territoire variables et plus ou moins attractives pour les investissements étrangers
Une influence variable selon les états, fonction de leur puissance : les états puissants sont dominants, les états pauvres et faibles dominés.090517
3°) Les grandes tendances
Développement du libre-échange
Politiques économiques à dominante libérale
Déréglementation
C. INSTITUTIONS ET ORGANISATIONSINTERNATIONALES
Face à des problèmes considérables qui se posent désormais à l’échelle mondiale comme la pauvreté, la faim, les grandes épidémies, l’effet de serre et le réchauffement climatique par exemple, des réponses mondiales sont les seules qui puissent être efficaces.
La coopération et la solidarité internationales apparaissent donc de plus en plus nécessaires dans notre monde : à problèmes internationaux, solutions internationales. Les institutions et organisations internationales sont donc particulièrement nécessaires face aux défis planétaires contemporains, même si l’on peut bien entendu s’interroger sur leur efficacité.
1°) Les institutions internationales dérivées de l’ONU
Objectif commun : permettre une meilleure gouvernance mondiale, jouer un rôle de régulateur de la mondialisation
FMI, GIRD et AID, OMC, mais aussi FAO, UNESCO, OIT, CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), PNUD (Programme des NU pour le Développement)
a) Le FMI, Fonds monétaire international
Fondé officiellement le 27 décembre 1945, à l'issue de la Conférence de BrettonWoods (1-22 juillet 1944).
Siège : Washington
Rôle :
assurer la stabilité du système financier international en maîtrisant les crises aussitôt que possible pour éviter leur propagation
créer les conditions d'une croissance économique durable au bénéfice de l'ensemble de ses membres.
Pouvoirs
Possibilité d’imposer des décisions telles que l’application des règles de la concurrence, le contrôle de l’endettement et de l’inflation, la mise en place de politiques structurelles,
La négociation reste cependant donc un principe fondamental et absolu au FMI, la prise de décision devant se faire à l’unanimité. Le FMI n’impose que ce que les états consentent !
b) La Banque mondiale
L'appellation Banque mondiale désigne l'ensemble BIRD et AID.
1. BIRD : La Banque internationale pour la reconstruction et le développement
Créée en juillet 1944 lors de la conférence monétaire et financière de BrettonWoods.
184 pays membres
Mission initiale : la reconstruction et développement de l’Europe
Mission actuelle : financer des projets de développement dans les PED pour réduire la pauvreté (soit en consentant des prêts soit en fournissant des garanties aux investisseurs privés)
Objectif : réduire le fossé qui existe entre pays riches et pauvres en utilisant les ressources des premiers pour assurer la croissance des seconds.
Moyen : appuyer les efforts déployés par les gouvernements des pays en développement pour construire des écoles et des centres de santé, procurer eau et électricité, combattre les maladies et protéger l’environnement.
Action
L’un des principaux bailleurs d’aide au développement
La BIRD a consenti des prêts d’un montant total de 11,5 milliards de dollars pour appuyer 96 projets dans 40 pays (exercice 2002)
Plus de la moitié de ses prêts réservés aux pays dits émergents, privilégiant l'Asie et l'Amérique latine sur l'Afrique.
2. AID : Association internationale de développement,
Créée en 1960
Rôle :permettre aux pays les plus pauvres, (revenu par habitant inférieur au seuil de 925 dollars/habitant en 1999) qui n'ont accès à aucun marché de capitaux, de bénéficier de financements intéressants sous forme de prêts à taux quasi-nul sur une durée de 35 à 40 ans.
L'Aid a fourni 8,1 milliards de dollars de financement au titre de 133 projets dans 62 pays à faible revenu (exercice 2002)
40% des ressources de l'Aid bénéficient aujourd'hui à l'Afrique subsaharienne.
c) L’OMC, Organisation mondiale du commerce
Création 1995 (succède au GATT)
Siège : Genève
148 états-membres (y compris la Chine, récente adhérente)
Fonctions :
Lutter contre le protectionnisme et favoriser le libre-échange,
Eviter toutes formes de concurrence déloyale entre les Etats ou les Entreprises,
Veiller aux accords passés entre les pays membres
Juger des différents entre états avec sa propre cour de justice
Tous les secteurs sont concernés : agro-alimentaire, industrie, services, culture
Remarques :
La mise en concurrence de pays à niveau de compétitivité très différents peut s’avérer fâcheuse pour les pays les plus faibles et constituer un blocage au développement plus qu’une aide
La mise en concurrence dans certaines activités peut être contestable (transports, culture par exemple)
d) les autres organismes internationaux
1. L’OCDE, Organisation de coopération et de développement économiques
L'OCDE regroupe 30 pays membres, tous attachés à la démocratie et l'économie de marché.
En relation avec plus de 70 autres pays, des ONG et la société civile.
Des publications et des statistiques réputées qui font autorité avec des études qui couvrent tout le champ économique et social
2. Le G8
Conférence au sommet des sept pays les plus riches du monde, avec en outre la Russie
Rôle de concertation et de discussion plus que de décision
3. Des forums de discussion plus ou moins informels :
ex : Le « Forum économique mondial » dit « Forum de Davos ».
Il s’agit d’une réunion informelle de chefs d'entreprises et de décideurs politiques dans un rassemblement qui tient à la fois de la foire commerciale puisqu’on y tisse des liens d’affaires, du séminaire de réflexion et des vacances d'hiver pour managers stressés... Davos est une station de sports d’hivers suisse haut de gamme …)
Un symbole de la globalisation économique et de ses effets pervers donnant lieu à une contestation de plus en plus ouverte.